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Fabriquer un violon, un travail de temps et de précision

Derrière chaque violon se cache un long travail manuel. La lutherie reste un métier exigeant, où le temps, l’écoute et l’expérience façonnent la qualité d’un instrument.

Portrait de Christophe Gillioz, fondateur de Disons-le

Christophe Gillioz

24 janvier 2026

Fabriquer un violon ne relève ni de l’improvisation ni du romantisme artisanal souvent associé à la lutherie. C’est avant tout un travail rigoureux, fait de gestes précis, de décisions techniques et de patience. De la sélection du bois jusqu’aux derniers réglages, chaque étape influe directement sur le son et le comportement de l’instrument.

La fabrication commence par le choix des matériaux. L’épicéa est généralement utilisé pour la table d’harmonie, l’érable pour le fond, les éclisses et le manche. Ces bois doivent être secs, stables et travaillés dans le respect de leur structure naturelle. Une erreur à ce stade se répercutera plus tard, parfois de manière irréversible.

Vient ensuite la construction dite « en blanc ». Le luthier sculpte les différentes pièces, assemble la caisse, ajuste les épaisseurs et façonne la voûte. Ce travail demande une grande précision, mais aussi une capacité à anticiper. Un violon n’est pas un objet figé. Il est conçu pour vibrer, évoluer et répondre au jeu du musicien.

Le vernis constitue une étape clé, souvent mal comprise. Il ne s’agit pas uniquement d’esthétique. La composition, l’épaisseur et l’application du vernis influencent la projection du son. Cette phase peut s’étendre sur plusieurs semaines, entre applications successives et temps de séchage.

Contrairement à certaines idées reçues, les instruments modernes ne sont pas systématiquement inférieurs à ceux des siècles passés. Des tests à l’aveugle ont montré que des violons contemporains peuvent rivaliser avec des instruments anciens, à condition qu’ils soient bien construits et bien réglés. Le mythe des secrets perdus laisse place à une réalité plus pragmatique : la qualité vient du travail, de l’expérience et de l’écoute.

La relation entre le luthier et le musicien ne s’arrête pas à la livraison de l’instrument. Un violon évolue avec le temps, le climat et l’usage. Réglages, ajustements et entretien font partie intégrante du métier. Un instrument bien suivi peut accompagner un musicien durant des décennies.

De plus en plus, la lutherie s’ouvre aussi à la transmission. Certains ateliers proposent des cours permettant aux participants de fabriquer leur propre instrument, parfois à partir de kits préparés, parfois de manière entièrement autonome. Ces expériences offrent une compréhension concrète du lien entre la main, la matière et le son.

À l’heure de la production industrielle et du numérique, la lutherie reste un métier lent, exigeant et profondément manuel. Un métier où le temps n’est pas un obstacle, mais une condition nécessaire à la qualité.

Cette réalité du métier, Dieter Hillewaere la décrit sans filtre dans son podcast. Il y parle de fabrication, de transmission, du rapport affectif aux instruments et de ce que signifie, aujourd’hui encore, exercer la lutherie au quotidien.

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À Sierre, le luthier Dieter Hillewaere parle de son métier, du temps nécessaire pour fabriquer un violon et de la transmission de la lutherie à travers des cours où les élèves construisent leur propre instrument.

par Christophe Gillioz

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